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Ciné club : Blue Jay

BLUE JAY

Il y a quelque chose d’infiniment touchant dans ce film. Comme s’il était à vif.

Blue Jay prouve qu’il n’y a besoin de pas grand-chose pour créer une explosion de sentiments. 3 personnages, c’est tout. Dont un (Waynie) que l’on ne voit que 1 ou 2 minutes tout au plus.

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L’histoire est simple : deux anciens amants (de collège) se retrouvent dans leur ville natale. Elle est là pour venir voir sa sœur, enceinte. Lui est là pour vider la maison de sa mère, décédée récemment.
C’est tout. L’histoire, filmée en noir et blanc, rentre sur un ticket de métro et pourtant en une heure 20 on passe par tous les sentiments. On se sent parfois en trop tellement l’intimité est grande entre ces deux personnages. On veut fermer la porte, les laisser se retrouver et en même temps on voudrait tellement gratter quelques minutes de film, leur donner quelques secondes de plus ensemble.

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On s’est surpris à sourire, à espérer, à regretter pour eux et puis à penser à nos vies à nous.

Pour tout ça, Blue Jay est pour nous une réussite et un petit chef d’oeuvre.

 

POUR ALLER PLUS LOIN

On est certain d’une chose chez Watchama, quand on a des renseignements sur un film, on l’aime encore plus, on voit plus de choses. Et c’est aussi ce qu’on veut partager avec ce ciné club.

Voici quelques détails donc sur la création de Blue Jay :

  • Mark Duplass qui incarne Jim a connu Sarah Paulson grâce à Amanda Peet. Amanda est la meilleure amie de Sarah Paulson (c’est aussi le nom de son personnage dans le film) et l’ancienne collègue de Mark Duplass dans la série Togetherness (qu’on a adoré : on en avait fait un article ici et on vous la conseille ! )
  • Blue Jay a été tourné en 7 jours. Oui vous avez bien lu… Une semaine.
  • C’est Mark Duplass qui a écrit l’histoire. Mais écrire est un bien grand mot. Il n’y avait pas de script (il n’a contacté Sarah Paulson qu’avec 2 pages de scénario). Seules les grandes lignes du films étaient écrites, le reste c’est de l’improvisation ce qui inquiétait beaucoup Sarah Paulson «  Un script c’est un point de départ sûr parce que l’on peut se cacher derrière les envies de son personnages et on peut les exprimer avec la confiance de quelqu’un qui y croit vraiment. Mais quand on fait quelque chose où tout cela est épuré, on s’expose, ça rend vulnérable les failles dans notre talent, dans notre personne. » dit-elle dans une interview pour Build avant d’ajouter « rien de ce qui arrive dans le film est improvisé mais la façon dont nous y arrivos avec le dialogue l’est toujours. »
  • Le côté intimiste du film a été préservé jusqu’au bout : l’équipe n’était composée que de 20 personnes. Ils ont mangé ensemble, ont vécu ensemble pendant la semaine de tournage.
  • Tout a été tourné de façon chronologique, et l’on ressent à l’écran cette montée en tension.

Pour voir le making off  c’est ici :

 

Pour rejoindre le ciné-club c’est juste ici  (au moins vous saurez quoi regarder une fois par semaine plutôt que d’épuiser le catalogue Netflix).

 

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